Tout savoir sur les biodéchets à l’occasion de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets : chiffres clés, idées reçues et solutions avec Moulinot

Chaque année en France, 10 millions de tonnes de déchets alimentaires sont produites, soit, ramené à l’habitant, l’équivalent de 142 kg par français. Une partie importante finit encore brûlée ou enfouie, alors que ces déchets pourraient soit être évités (denrées alimentaires qui auraient pu être consommées), soit être triés pour leur donner une seconde vie. À l’occasion de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets (SERD), qui se tient du 22 au 30 novembre, Moulinot fait le point sur les biodéchets en France. Pourquoi et comment mieux les trier en 2025 ? 

Tri des biodéchets - Crédits : Jonathan Kemper

Qu’est-ce que les biodéchets et pourquoi les trier ?

Parmi nos ordures ménagères se trouve une part importante de biodéchets. Ils regroupent tous les déchets organiques issus de la préparation ou de la consommation de repas, et des activités de jardinage. Cela inclut :

  • les restes alimentaires (épluchures, trognons, coquilles d’œufs, marc de café…)
  • les déchets verts (feuilles, tontes, fleurs fanées, petites branches…)

On les appelle biodéchets car ils sont biodégradables. Cela signifie qu’ils se décomposent naturellement sous l’action de micro-organismes (bactéries, champignons, vers…) et peuvent redevenir une matière organique utile. Une fois triés, ils peuvent être valorisés en compost ou en biogaz. Cela permet de :

  • nourrir les sols naturellement grâce au compost ;
  • produire de l’énergie renouvelable (biogaz) utilisée pour le chauffage, les transports ou le réseau de gaz ;
  • réduire les émissions de gaz à effet de serre et le gaspillage énergétique liées à l’incinération ou à l’enfouissement des biodéchets.

Depuis le 1er janvier 2024, la loi oblige d’ailleurs tous les professionnels et les collectivités à assurer le tri à la source et le retour au sol de leurs biodéchets (collecte en porte à porte ou en point d’apport volontaire pour les habitants). Les citoyens sont également libres de mettre en place un composteur directement dans leur jardin.

5 chiffres clés sur les biodéchets en France

  1. Près de 10 millions de tonnes de déchets alimentaires sont produites chaque année en France
  2. En 2023, 1/3 de la poubelle d’ordures ménagères était constituée de biodéchets, soit 83 kg par an et par habitant
  3. 88 % des Français considèrent le tri important et 80 % connaissent des solutions de tri
  4. En 2025, près d’un Français sur deux (32,1 millions) ont accès à une solution de tri des biodéchets mise en place par leur collectivité, soit trois fois plus qu’il y a trois ans
  5. 20 millions de Français supplémentaires devraient bénéficier d’une solution de tri au terme de projets en cours de financement

Tri des biodéchets - Crédits : Sigmund

5 idées reçues sur les biodéchets

1. Le compost ou le tri des biodéchets, c’est uniquement pour les maisons avec jardin

Faux : Bien que le jardin soit favorable au compostage, d’autres modes de tri existent et s’adaptent aux différents types d’habitat : compostage partagé d’immeuble, collecte en porte-à-porte pour les habitats collectifs, lombricompostage.

2. Composter sent mauvais et attire les nuisibles

Faux : Alimenté avec les bons déchets, bien géré, un compost ne dégage pas d’odeurs fortes et n’attire pas plus de nuisibles qu’une poubelle mal entretenue. L’odeur est le résultat d’un déséquilibre (trop humide, pas assez d’aération). Brasser les matières sèches avec les matières humides permet d’éviter ces problèmes.

3. Trier les biodéchets est contraignant et prend de la place

Faux : En pratique, le tri des biodéchets se fait très simplement, à l’aide d’un bio-seau et d’un sac compostable. Ces derniers peuvent être de petite taille (5 à 10 L), ce qui est suffisant pour les restes alimentaires du quotidien. Une fois le geste intégré, il ne prend pas plus de temps que le tri du verre ou des emballages. 

4. Tous les déchets alimentaires peuvent aller au compost

Faux : Certains déchets comme le pain, la viande, le poisson, les produits cuits ne sont pas adaptés au compostage domestique. En revanche, il est possible d’ajouter des fleurs ou des plantes, sans terre et sans pot en plastique, dans son compost.

Bon à savoir : il est préférable d’utiliser des sacs kraft ou compostables dans sa poubelle de tri. En revanche, les sacs en plastique “biodégradable” ne sont pas acceptés dans la collecte.

5. Les biodéchets n’ont pas d’impact s’ils sont jetés dans la poubelle grise

Faux : Mélangés avec les ordures ménagères, les biodéchets sont brûlés ou enfouis. Or l’incinération est énergivore et polluante : pour chaque tonne de déchets incinérée, au moins une tonne de CO2 est émise. Lorsqu’ils sont enfouis, les biodéchets ne se décomposent pas totalement et nécessitent de correctement capter le biogaz issu de leur lente dégradation. Seul le compostage ou la méthanisation permet une décomposition vertueuse.

5 gestes à adopter pour réduire le gaspillage alimentaire et mieux trier ses déchets

  1. Planifier ses repas et faire une liste de courses pour acheter uniquement le nécessaire
  2. Conserver les aliments dans des boites hermétiques ou les congeler pour prolonger leur durée de vie
  3. Connaître la différence entre DLC (« à consommer jusqu’au ») et DDM (« à consommer de préférence avant »). La première concerne la sécurité alimentaire. La deuxième est une date de qualité : passé ce délai, le produit reste généralement parfaitement consommable
  4. Cuisiner les restes et les épluchures dans de nouveaux plats
  5. Installer un bio-seau ou composteur pour pouvoir séparer les biodéchets du reste des ordures

Du déchet à la ressource : la solution de Moulinot

Chez Moulinot, nous sommes engagés au quotidien à faire des biodéchets une ressource locale en accompagnant les habitants, les collectivités et les professionnels de la restauration dans l’adoption de nouveaux gestes de tri et la collecte des biodéchets. Notre mission s’articule autour de trois actions majeures :

  1. Sensibiliser : nos éco-animateurs mènent des actions de sensibilisation auprès des citoyens et des salariés pour expliquer l’intérêt du tri à la source, les gestes à adopter et lever les freins autour du tri des biodéchets.
  2. Collecter : nos équipes assurent chaque jour la collecte des déchets alimentaires sur les points d’apport volontaire des collectivités et auprès des établissements partenaires.
  3. Valoriser : une fois collectés, les déchets sont déconditionnés sur nos sites de prétraitement pour écarter les parties indésirables (verre, métal, plastique, …) puis hygiénisés (1h à 70 degrés) pour supprimer les éventuelles bactéries pathogènes. Ils sont ensuite transformés en soupe organique, laquelle est orientée vers des méthaniseurs agricoles partenaires du département. Ces derniers en font du gaz vert qui est injecté dans le réseau de ville et un fertilisant naturel pour nourrir leurs terres.

Trier les déchets, c’est facile.