Valoriser ses déchets alimentaires : pour les particulier ou professionnel ?

Moulinot valorise principalement les biodéchets des professionnels de la restauration en Île-de-France. La restauration collective concerne : les restaurants traditionnels, les restaurants d’entreprise, les hôpitaux, les EHPAD (Etablissements d’Hébergement pour Personnes gées Dépendantes), les cantines scolaires, la restauration rapide, les salons et événements, les hôtels, les traiteurs, les industries agro-alimentaires, les écoles de cuisine…

Pour les particuliers, ce sont les collectivités locales qui ont pour mission d’organiser la collecte des déchets. Au cours des prochaines années, elles devraient développer progressivement des collectes sélectives de déchets alimentaires pour les ménages.
À titre d’illustration, une expérimentation sur le tri à la source et la collecte des déchets alimentaires des particuliers est menée à Romainville, par le biais du SYCTOM. Depuis octobre 2017, une collecte des biodéchets sur le Quartier des Bas-Pays a été déployée et confiée à Moulinot. Cette expérimentation concerne à la fois des habitats collectifs et pavillonnaires, à savoir 30 immeubles et 217 pavillons. Résultats ? 13,4 tonnes de biodéchets ont été collectées et valorisées, de début Octobre à fin Février inclus !

A long terme, les déchets alimentaires seront de plus en plus triés à la source, collectés et valorisés. L’objectif est donc de lutter parallèlement contre le gaspillage alimentaire.

Comment Moulinot peut-il croître grâce à la collecte et à la valorisation des biodéchets, tout en prônant la lutte contre le gaspillage alimentaire ?

Que nos vers de terre se rassurent, il y aura toujours des épluchures autour des pommes de terre ! 🙂

Moulinot est une entreprise qui s’inscrit pleinement dans le développement durable et l’économie circulaire. Nous avons fait le choix de modèles économique et écologique vertueux. Lutter contre le gaspillage alimentaire est une priorité. En Île-de-France, 114,5kg d’aliments encore consommables sont jetés par an et par habitant !

Lorsque nous mettons en place le tri à la source des biodéchets, nous sensibilisons les responsables du tri au gaspillage alimentaire, mais nous mettons aussi en place des outils très simples pour le quantifier et agir.

Qui doit valoriser ses déchets ?

La loi dispose qu’un producteur de plus de 10 tonnes de biodéchets par an doit les valoriser en compost ou en méthanisation (Article R-543-225 du Code de l’environnement). Les contrevenants encourent 2 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.

De plus, la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit de généraliser le tri à la source des déchets alimentaires en vue de leur valorisation.

A titre d’exemple, 10 tonnes de biodéchets par an c’est environ :

Type de restauration Moyenne g/couvert Nombre de couverts Quantité Annuelle (Tonnes)
Restauration collective 134 257 10,02
Restauration rapide 43 637 10
Brasserie 200 250 10,04
Hôtel, restaurant 300 129 10,06
Gastronomique 520 77 10,01

De plus, la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit de généraliser le tri à la source des déchets alimentaires d’ici à 2025, pour les particuliers comme pour les professionnels. Elle précise que les collectivités devront déployer des dispositifs afin que chaque citoyen puisse disposer d’une solution lui permettant de ne pas jeter ses biodéchets dans les ordures ménagères résiduelles, afin que ceux-ci ne soient plus éliminés, mais valorisés.

Qu’est-ce qu’un biodéchet ?

Les biodéchets, ou déchets organiques, regroupent tous les déchets issus de ressources naturelles animales ou végétales. Les biodéchets se dégradent sous l’action des bactéries et d’autres micro-organismes. Leur capacité à pourrir et fermenter est essentielle dans le mécanisme de valorisation.

Les biodéchets sont principalement constitués :

  • des déchets alimentaires ou de cuisine issus des ménages, de la restauration, de la distribution ou des industries agroalimentaires,
  • des déchets verts de jardin ou de parc.

Dans le secteur de la restauration, près de 50% des déchets sont des biodéchets !

Qu’est-ce que la “valorisation” des déchets alimentaires ?

On parle de valorisation lorsque l’on donne de la valeur à quelque chose qui n’en avait pas. Transformer ses déchets alimentaires en ressources écologiques, c’est donc leur donner une nouvelle vie et les rendre utile quand tout le monde les croyait perdus !

Qu’est-ce qu’une Entreprise Sociale et Solidaire (ESS) ?

Une Entreprise Sociale et Solidaire est une entreprise qui cherchent à concilier activité économique et utilité sociale. Elle n’a pas pour unique objectif la recherche de profit. Au contraire, elle développe un projet économique au service d’un objectif social : insertion de personnes éloignées de l’emploi, préservation de l’environnement, création de lien social, développement territorial, accès aux soins, lutte contre dépendance, …

Qu’est-ce que l’agrément ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale) ?

 

L’agrément ESUS est un agrément délivrée par les services de l’Etat, reconnaissant ainsi l’utilité sociale d’une entreprise et son ancrage dans le secteur de l’économie sociale et solidaire.

Pour pouvoir y prétendre, les entreprises doivent justifier d’un objectif d’utilité sociale, inscrit dans leur statut et mis en pratique de façon concrète. Elles doivent également justifier d’un ensemble de critères de gouvernance tels que :

  • Les bénéfices doivent être majoritairement consacrés à l’objectif de maintien ou de développement de l’activité de l’entreprise ;
  • Les réserves obligatoires constituées par l’entreprise ne sont pas distribuables ;
  • Les écarts de salaires doivent être limités ;
  • Les titres de capital de l’entreprise ne sont pas admis aux négociations sur un marché financier.

En ce qui concerne Moulinot, notre approche est à la fois environnementale et sociale, à travers le recyclage des déchets alimentaires et la création de postes pour des personnes en difficulté d’accès à l’emploi.

Pourquoi créer du compost, du lombricompost et de l’énergie est bon pour l’environnement ?

  • Le compost et le lombricompost structurent et enrichissent les sols pour nourrir les plantes en bas de la chaîne alimentaire, sans produits chimiques. Nos compost et lombricompost sont utilisables en agriculture biologique.

Le biogaz issu de la méthanisation est réinjecté dans le réseau ou converti en énergie verte (chaleur et électricité).

Que pouvons-nous composter ?

Chez Moulinot, nous disposons de l’agrément SPA3 (Sous Produits Animaux de Catégorie 3), qui nous permet de composter tous les déchets alimentaires. Y compris les déchets protéinés et carnés. Nous travaillons à très grande échelle, ce qui nous permet de créer un compost de grande qualité grâce à l’ensemble des biodéchets. Pour ce faire, nous respectons un processus élaboré qui allie les phases d’hygiénisation, de maturation et d’affinage des matières entrantes.

De la viande dans du compost ?!

Si vous êtes une lectrice ou un lecteur pour qui cela fait sens, sachez que Moulinot Compost & Biogaz est agréée par les services préfectoraux sous les références :

  • Collecte des déchets non dangereux : T 13-026
  • Collecte des sous-produits animaux de catégorie 3 : FR 93 053 002

(Et pour les terriens, il faut juste retenir que nous avons un agrément spécial pour collecter tous les déchets alimentaires, même d’origine animale.)

Par rapport aux autres biodéchets et à la quantité de déchets verts ajoutée pour créer le compost, la proportion de déchets protéinés et carnés est très faible. Notre capacité à les composter approche notre compost d’un compost de sous-bois. En effet, dans la nature, des carcasses de petits animaux jonchent aussi le sol des forêts. Toute l’entreprise de Moulinot est biomimétique : à l’instar de la nature où les déchets des uns sont les ressources des autres, notre savoir faire nous permet de rendre ce qui reste d’animal au végétal.

Comment faire du compost d’aussi bonne qualité, utilisable en agriculture biologique, alors que Moulinot collecte les déchets de tous les types de restauration ?

Grâce à notre méthodologie !

En amont, nous assurons la mise en place du tri des matières premières (les déchets alimentaires). Au fil des étapes, les erreurs de tri tombent en dessous de 1%.

En aval, le mélange maison de déchets alimentaires et de déchets verts est ensuite réalisé. Après hygiénisation du mélange et maturation du compost, les vers de terre sont invités à passer à table ! Leur extraordinaire système digestif prend alors soin de transformer le tout en lombricompost de grande qualité.

(Nos vers de terre sont des champions.)